En pratique


DISCIPLINES


SECURITE


TECHNIQUE


MATERIEL


SEANCES CONTROLEES


GLOSSAIRE


DIVERS





DISCIPLINES




PISTOLET 10 M


Pistolet précision


Discipline olympique pour les hommes et les dames
  • Pistolet à air comprimé
  • Programme de tir hommes : 60 plombs
  • Programme de tir dames : 40 plombs


Pistolet vitesse


Cibles basculantes
  • Pistolet 5 coups à air comprimé
  • Pour les seniors et juniors : 8 passes de 5 coups
  • Pour les dames et cadets : 6 passes de 5 coups
  • Chaque série se décompose en 5 coups tirés en 10 secondes (1 coup par cible)


Pistolet standard


Sur cible pivotante
  • Pistolet 5 coups à air comprimé
  • Pour les seniors et juniors : 8 séries de 5 coups
  • Pour les dames et cadets : 6 séries de 5 coups
  • Chaque série se décompose en 5 coups tirés en 10 secondes sur la même cible



PISTOLET 25 M


Pistolet 25 mètres (22 LR) et percussion centrale (32 et 38)


Discipline olympique pour les dames, mondiale pour les hommes
  • 30 coups en «précision» se décomposant en 6 séries de 5 balles en 5 secondes.
  • 30 coups en «vitesse» se décomposant en 6 séries de 5 balles.
  • Pour les séries en «vitesse», le tireur dispose de 3 secondes pour tirer chaque balle. La cible pivotante s’effaçant 7 secondes entre chaque coup.


Pistolet standard


Discipline mondiale
  • Ce tir s’effectue sur une cible située à 25 mètres.
  • Pistolet 22 LR.
  • 60 coups qui se décomposent en 3 séries de 20 coups.
    • 1re série : 4 fois 5 balles tirées en 150 secondes,
    • 2e série : 4 fois 5 balles tirées en 20 secondes,
    • 3e série : 4 fois 5 balles tirées en 10 secondes.


Pistolet vitesse


Discipline olympique pour les hommes
  • Ce tir s’effectue sur 5 cibles pivotantes situées à 25 mètres.
  • Pistolet 22 LR.
  • 60 coups qui se décomposent en 2 séries de 30 coups.
  • Chaque série se décompose en :
    • 2 séries de 5 coups tirés en 8 secondes,
    • 2 séries de 5 coups tirés en 6 secondes,
    • 2 séries de 5 coups tirés en 4 secondes.



CARABINE 10 M


Discipline olympique pour les hommes et les dames.
  • Carabine standard à air comprimé, calibre 4,5
  • Dames : 40 coups, tirés debout
  • Séniors : 60 coups, tirés debout




SÉCURITÉ



La sécurité nous concerne tous, tireurs, arbitres, dirigeants et spectateurs. Nous devons l'appliquer dans le respect de l'utilisation des règlements propres à chaque stand et à chaque discipline. Vous trouverez ci-après, ce qu'il convient de faire et de ne pas faire. Cette liste n'est évidemment pas exhaustive.


1. L'ARME

Arme approvisionnée : c'est une arme qui contient des munitions. Arme chargée : c'est une arme qui contient des munitions dans la chambre (ou le barillet). Arme prête à tirer : c'est une arme dont toute action sur la queue de détente fait partir le coup. Arme mise en sécurité ou désapprovisionnée : c'est une arme dont on a
  • enlevé le chargeur, vidé le magasin, la chambre ou le barillet de ses munitions,
  • ouvert le mécanisme (culasse ouverte ou barillet basculé),
  • contrôlé visuellement et physiquement l'absence de munitions.
Ne jamais faire confiance aux seules sécurités mécaniques des armes. Une arme doit TOUJOURS être considérée comme chargée et à ce titre ne doit JAMAIS être dirigée vers soi-même ou autrui.


2. LE TRANSPORT DE L'ARME

Entre le domicile et le stand : L'arme désapprovisionnée et équipée d'un dispositif rendant son utilisation immédiate impossible doit être transportée dans une mallette. Les munitions sont transportées à part. Lorsque vous vous déplacez avec vos armes, vous devez toujours être en possession de votre licence, de votre carnet de tir et des autorisations de détention correspondantes.


3. L'ARRIVÉE AU PAS DE TIR

La mallette est apportée au pas de tir et l'arme n'est sortie qu'à ce moment là. Une arme ne doit jamais être manipulée ni fermée brutalement. Avant d'utiliser une arme, s'assurer qu'elle est en bon état de fonctionnement. Les déplacements peuvent éventuellement être effectués avec l'arme désapprovisionnée, canon dirigé vers le haut ou vers le bas.


4. PENDANT LE TIR

Le canon de l'arme doit être, EN TOUTES CIRCONSTANCES, dirigé vers les cibles ou la butte de tir. Avant qu'un tireur, arbitre, responsable, ne se déplace en avant du pas de tir, les armes doivent être mises en sécurité. Pendant qu'un tireur, arbitre, responsable, est en avant du pas de tir, il est interdit • de toucher à son arme, • d'approvisionner les chargeurs sans autorisation. Il est obligatoire de porter un système de protection auditif pendant les tirs aux armes à feu. Il est vivement recommandé ou obligatoire pour certaines disciplines de porter des protections oculaires pendant le tir.


5. EN CAS D'ARRÊT DU TIR

Lors d'une pause de courte durée au poste de tir, le tireur doit rester maître de son arme et respecter les règles de sécurité. En cas de dysfonctionnement, de contrôle ou de réparation, l'arme doit être mise en sécurité.


6. EN FIN DE TIR

L'arme doit être mise en sécurité avant son rangement.


7. AU DOMICILE

L'arme doit être mise en sécurité. Les armes et les munitions soumises à autorisation doivent être entreposées dans un coffre-fort ou une armoire forte. Les opérations de réparation et d'entretien doivent se faire dans un local adapté.




LA TECHNIQUE



Chaque discipline du tir sportif possède ses difficultés et sa technique propres. Il existe pourtant une démarche commune à toutes les spécialités notamment dans la connaissance et le maniement de l'outil sportif. Les notions fondamentales de sécurité sont naturellement assimilées avec l'acquisition du vocabulaire spécifique et la démystification de l'arme. Que vous soyez attiré par le tir sportif de loisir ou de compétition, nous vous invitons à exercer cette pratique en toute sécurité en appliquant quelques principes techniques élémentaires. Votre choix pourra se porter sur des armes de poing ou d'épaule, selon votre propre sensibilité. A cet effet, et à travers l'exemple du tir de précision à 10 mètres, nous vous proposons les premiers conseils techniques qui vous permettront d'apprendre un bon geste. Pour tirer et atteindre une cible avec précision à chaque coup, il convient de coordonner les éléments techniques suivants, qui composent la séquence de tir :
LA POSITION- LA VISÉE- LE LÂCHER- LA TENUE DE L'ARME- L'ANNONCE
C'est à partir des éléments de cette séquence que nous allons évoquer succinctement la technique de base.



1. LA POSITION

La position est la posture adoptée pendant le tir pour optimiser les résultats. Nous vous présentons à travers quelques schémas commentés, les fondamentaux de la position debout :
Position au pistolet
 
 

Position à la carabine

De par leur morphologie, certains tireurs devront faire évoluer leur position, et ce, en respectant les principes de simplicité, d'équilibre et de reproductibilité. Au niveau de la respiration, chacun comprendra que le geste du tireur s'accommode mal des " bougers " qu'elle peut engendrer. Toutefois, instinctivement, celle-ci va se bloquer (par une apnée) lors de la réalisation d'un geste précis.



2. LA VISÉE

La visée est l'action d'aligner par rapport à son œil, les instruments de visée de l'arme et la cible. Un oeil domine l'autre dans l'acte de vision. On l'appelle "œil directeur". Les organes de l'arme permettant la visée sont la hausse située en arrière du canon et le guidon placé à son extrémité avant. La hausse comporte une planchette réglable en hauteur et en direction, équipée soit d'un cran de mire (pistolet), soit d'un oeilleton (carabine). Le guidon est à lame, de la forme du cran de mire (pistolet) ou circulaire, à trou, logé dans un tunnel (carabine). La visée avec cran de mire est dite ouverte, celle avec œilleton est dite fermée. On appelle :
  • LIGNE DE MIRE : Droite allant du centre de la hausse au guidon.
  • LIGNE DE VISÉE : Droite théorique allant de l'oeil du tireur au point visé en passant par les instruments de visée.
  • VISUEL : Partie centrale noire de certaines cibles.
  • VISER : Action qui consiste à faire correspondre la ligne de mire et la ligne de visée, c'est à dire, aligner le visuel, les instruments de visée et l'oeil, dans le but d'orienter l'arme pour que le projectile arrive au centre de la cible.

L'ŒIL DIRECTEUR

Au niveau de la vision, un oeil domine l'autre : c'est l'oeil directeur. Pour le connaître, voici deux méthodes : • regardez la cible, les deux yeux ouverts, à travers un trou percé dans un carton et fermez successivement un oeil puis l'autre. L'oeil appelé directeur est celui qui vous permet de continuer à voir la cible à travers le trou du carton. • pointez un doigt, les deux yeux ouverts, sur une cible et fermez successivement un oeil puis l'autre. L'oeil appelé directeur est celui qui laisse votre doigt pointé sur la cible. Il peut arriver qu'un droitier ait l'oeil gauche directeur et inversement. A la question de savoir s'il faut accorder une priorité à cet oeil directeur au détriment de la latéralisation du tireur, la réponse est non. En règle générale, c'est à dire hors pathologie, un droitier visera avec l'oeil droit et un gaucher avec l'oeil gauche. Il est recommandé de tirer en ayant les deux yeux ouverts. Si cela présente des difficultés, il est souhaitable de disposer un cache translucide devant l'oeil qui ne vise pas ; de cette façon les deux yeux restent ouverts, sans se fatiguer, en recevant, à peu de chose près, la même quantité de lumière et en ayant une bonne vision périphérique.

L'ACCOMMODATION

L'oeil humain possède de nombreuses facultés mais il ne sait pas voir simultanément net de près et de loin. Pour s'en convaincre, il suffit de pointer le doigt sur la cible et de voir avec netteté, d'abord le doigt, puis la cible et ensuite essayer de voir net les deux à la fois. C'est impossible ! Puisqu'il faut, pour viser, aligner plusieurs éléments situés à différentes distances, le tireur devra faire un choix. Il s'efforcera de voir toujours le guidon net. Notons que cette difficulté est moins importante pour le carabinier que pour le pistolier.
Il est impératif d'admettre la notion selon laquelle on peut atteindre avec précision une cible aux contours flous lorsqu'on voit des instruments de visée nets et alignés. En effet un léger par rapport au visuel, de l'ensemble des instruments de visée bien alignés entre eux, se traduira par un faible écart en cible. Par contre, un alignement imprécis des instruments de visée se traduira par un écart très important en cible. Il est donc nécessaire de voir les instruments de visée nets afin de les aligner le mieux possible.

LA MARGE DE BLANC

Il serait à priori logique de viser le centre du visuel pour atteindre le 10 au pistolet ou d'utiliser un guidon qui cerne exactement l'image du visuel à la carabine. Mais dans ce cas, les instruments de visée de l'arme, qui sont noirs, se détacheraient mal sur le noir du visuel. Au pistolet, il est donc préférable de régler son arme pour toucher plus haut que le point visé et de voir se détacher parfaitement les instruments de visée sur le fond blanc du carton. A la carabine, il faut choisir un guidon qui laisse apparaître une bonne marge de blanc autour du visuel. La marge de blanc est une référence de placement de la visée autour de laquelle vous allez décrire de petits mouvements oscillants résultants du contrôle de votre stabilité. Ces oscillations se réduiront avec l'entraînement.



3. LE LACHER

Le lâcher est l'action qui engage le départ du coup. C'est le moment essentiel du tir car un bon lâcher laisse l'arme stable et bien orientée. Le " lâcher " désigne l'action du doigt sur la queue de détente qui a pour but de provoquer le départ du projectile. C'est une phase déterminante de la séquence de tir : un bon lâcher laisse l'arme stable au départ du coup ou n'amplifie pas ses mouvements si elle bouge légèrement. Dans le cas contraire on parle de " coup de doigt ". Ce défaut, courant au stade de l'initiation, est très limitant dans la progression du tireur. Sans un bon lâcher, on ne peut pas bien tirer.

POSITION DU DOIGT SUR LA QUEUE DE DÉTENTE

La maîtrise de la pression exercée par l'index sur la queue de détente s'opère par l'intermédiaire des sensations ressenties au niveau de la surface d'appui de l'index.
La partie la plus sensible de l'index se situe au niveau de la pulpe de la dernière phalange (ou phalangette). C'est cette partie qui doit être au contact de la queue de détente. La position de l'index peut varier légèrement en fonction du type d'arme utilisée et surtout du poids de détente de l'arme.

DIFFÉRENTS TYPES DE RÉGLAGE DE DÉTENTE

Le tireur se trouve confronté, suivant la discipline qu'il pratique, l'arme dont il dispose ou le réglage qu'il lui applique, à différents types de réglage de détentes. On distingue principalement :
  • la détente directe : la course de la queue de détente est nulle entre sa position d'origine et le départ du coup (c'est très souvent le cas des revolvers).
  • la détente filante: la course de la queue de détente n'offre aucun repère entre la position d'origine et le départ du coup. Elle est ressentie comme un glissement uniforme.
  • la détente à bossette : la course de la queue de détente s'effectue sous faible pression dans un premier temps (pré-course) jusqu'à un point dur (bossette). A partir de ce point, la pression nécessaire au départ du coup sera plus importante. Ce dernier type de détente est souvent recommandé, notamment dans certains tirs de vitesse et pour l'initiation.

CARACTÉRISTIQUES D'UN BON LÂCHER

Le lâcher doit être volontaire, progressif et contrôlé. Volontaire, car il est bien évident qu'il faut entreprendre une action de pression sur la queue de détente. Progressif, car le lâcher s'accommode mal " d'à coups " qui risqueraient d'engendrer un dépassement brutal de la pression limite à exercer avant le décrochage de la gâchette et parallèlement un déplacement de l'arme ou un dépointage de l'arme. Contrôlé, car il faut être capable à tout instant de relâcher légèrement la pression ou de l'augmenter selon la situation.



4. LA TENUE DE L'ARME

C'est la prolongation, au-delà du départ du coup, de toutes les actions qui en sont à l'origine (position, visée, lâcher). Vu de l'extérieur, cela se traduit par une persistance en position du tireur pendant deux à quatre secondes après le départ du coup. Tout doit en fait se passer comme si un deuxième projectile partait dans ce laps de temps.



5. L'ANNONCE

C'est l'analyse au moment précis du départ du coup, de la visée, du lâcher, de la stabilité et du contrôle neuromusculaire. Une bonne annonce est une annonce qui permet de répondre correctement aux questions suivantes :
  • comment étaient mes instruments de visée l'un par rapport à l'autre et par rapport au visuel ?
  • comment était mon lâcher ?
  • comment était ma stabilité ?
Cette analyse bien conduite détermine la localisation du coup tiré. Une balle annoncée dans la certitude que tout était parfait se dit " bien partie " ce qui ne signifie pas que ce soit un dix si l'arme n'est pas encore réglée à la vue du tireur. C'est à partir de ces balles annoncées " bien parties " que s'effectue le réglage de l'arme. On appelle " point moyen ", le milieu d'un ensemble d'impacts. Un point moyen précis se fait au minimum sur trois impacts de balles annoncées " bien parties ".



6. LE RÉGLAGE

Le principe est simple. On déplace la hausse dans le sens où l'on veut faire porter son tir. Les constructeurs ont prévu deux vis qui concernent, l'une le déplacement vertical, l'autre le déplacement horizontal. Avec quatre ou cinq clics (selon les constructeurs) vous déplacez votre tir d'une zone. Le nombre de zones qui vous séparent du centre déterminera donc le nombre de clics nécessaires pour régler votre arme. Le réglage de la visée d'une arme n'est pas universel et s'effectue en fonction de celui qui l'utilise. Il importe de savoir également que le réglage de l'arme n'est jamais définitif car il faut prendre en compte bien des facteurs : le stand, l'éclairage du pas de tir et des cibles, le vent, etc. Cependant, ces facteurs n'influent pas de façon importante sur le réglage : en règle générale, quelques clics suffisent.



7. LES ERREURS DE VISÉE

Elles consistent à décaler le guidon par rapport à la hausse. L'écart en cible sera important car égal à l'erreur angulaire multipliée par le rapport distance de tir/ligne de mire.
Une erreur angulaire de 1 millimètre du guidon pour un pistolet 10 mètres produit un écart en cible de près de 4 centimètres ! L'erreur angulaire peut se produire parce que le tireur ne voit pas nettement ses instruments de visée. Erreur de visée parallèle C'est lorsque le guidon et la hausse sont bien positionnés l'un par rapport à l'autre mais décentrés par rapport au visuel. Les conséquences d'une erreur de visée parallèle sont moins grandes que celles d'une erreur de visée angulaire dont les effets sont multiplicateurs.



CONCLUSIONS

Votre progression sera d'autant plus aisée, qu'à vos débuts, en position assise, bien calé, bien stable, vous aurez bien assimilé les principes de base de la visée, du lâcher et du réglage de l'arme. Ensuite lorsque vous tirerez en position debout, les acquis précédemment décrits vous permettrons de pratiquer en toute sérénité vos disciplines de tir. Au début vous allez peut-être disperser vos impacts en cible, puis vous ferez de moins en moins d'écarts et ensuite vous améliorerez vos groupements. Le tir est un sport ni plus ni moins difficile que d'autres, mais les tireurs devront être exigeants et critiques sur la manière dont ils le pratiquent. L'entraînement et rien d'autre révélera et affinera votre véritable potentiel de tireur en appliquant en toute simplicité les quelques éléments techniques que nous vous avons présentés.



Corriger le tir !





LE MATERIEL



En tir sportif, on appelle arme tout matériel assurant la propulsion d'un ou plusieurs projectiles successifs. Ces armes se classifient essentiellement en
  • armes de poing : pistolets et revolvers,
  • armes d'épaule : fusils, carabines et arbalètes.
  • pour les armes plus anciennes, poudre noire à mèche, à silex et à percussion.
  • pour les armes modernes, à gaz, à air comprimé ou pré-comprimé, à poudre en percussion centrale ou en percussion annulaire.



1. LE CHOIX DE L'ARME

Si vous souhaitez acquérir une arme, trois critères conditionneront votre choix :
  • l'utilisation que vous comptez en faire,
  • votre goût,
  • vos moyens financiers.
L'ordre proposé ci-dessus sera au gré de chacun. S'il s'agit d'une arme pour le loisir, le seul conseil à donner est d'obtenir le meilleur rapport qualité / prix avec un bon service après vente. S'il s'agit de pratiquer une discipline pour faire de la compétition, les armes appropriées sont très spécifiques. Renseignez-vous auprès de votre moniteur ou des meilleurs tireurs de votreclub. Ils sauront vous conseiller utilement car ils ont éprouvé plusieurs matériels avant de fixer eux-mêmes leur choix. Vous constaterez que leurs recommandations se recoupent sur un nombre restreint de types et de modèles d'armes. Dix personnes satisfaites d'un certain matériel ne peuvent toutes se tromper en même temps.



2. AUTRES MATÉRIELS

Le reste du matériel de la panoplie du tireur sportif se résume essentiellement à :
  • un casque anti-bruit : prenez-le de qualité, votre ouie vous en sera reconnaissante.
  • une paire de lunettes ou des montures de lunettes spécialement adaptées au tir sportif.
  • une lunette grossissante ou télescope afin de voir vos impacts en cible. Il est important que ce télescope soit de bonne qualité afin de bien voir sans fatiguer l'oeil.
  • un petit kit de nettoyage (en général vendu avec l'arme).
Si vous souhaitez pratiquer la compétition, il vous faudra quelques autres accessoires : chronomètre, pièces détachées de l'arme, etc. Enfin, concernant la tenue vestimentaire, sachez qu'elle est soumise aux règlements spécifiques de la discipline dans le cadre des compétitions.



SEANCES CONTROLEES




Le décret et l'arrêté du 16 décembre 1998 ont institué pour les personnes titulaires d'une autorisation de détention d'arme à titre sportif l'obligation de posséder un carnet de tir. Ce carnet que vous pouvez vous procurer auprès de votre club (au prix de 6 euros) est composé de deux parties



1. Le certificat de contrôle des connaissances

... indispensable pour tout nouveau licencié, est passé au sein du club sous le contrôle du Président de l'association ou d'une personne désignée par lui (de préférence parmi les arbitres, brevetés d'Etat ou fédéraux, animateurs, initiateurs, etc.). Le manuel d'initiation du tireur sportif fournit l'ensemble des réponses aux questions posées aux nouveaux licenciés dans le cadre du Questionnaire à Choix Multiple (Q.C.M.). Pour obtenir ce certificat le candidat doit répondre correctement aux questions éliminatoires et obtenir un score minimal de 12/20. Les tireurs déjà licenciés pour la saison 1997/1998 obtiennent ce certificat par équivalence, mais nous ne saurions trop leur conseiller de subir ce petit test qui rafraîchira leurs connaissances sur la technique et les règles de sécurité aussi bien au stand que chez eux. Au vu des résultats, le Président du club ou son représentant conserve le Q.C.M. rempli, complète la page 2 du carnet de tir, valide le certificat de contrôle des connaissances en y portant la date de réussite du test ou d'obtention par équivalence et signe le carnet après s'être assuré que celui-ci comporte la photographie du tireur et sa signature. Il tamponne ensuite le carnet et la photo avec le cachet du club.



2. Les séances contrôlées de pratique du tir

Il est rappelé que tout tireur possédant une arme soumise à autorisation de détention doit être titulaire de la licence de l'année en cours, de l'autorisation de détention correspondante et du carnet de tir.
  • 2.1. Pour participer à une séance contrôlée de pratique du tir, le tireur doit être en possession de sa licence et du carnet de tir.
  • 2.2. il doit, au cours de l'année, participer à au moins 3 séances contrôlées de pratique du tir, espacées d'au moins 2 mois.
  • 2.3. Lorsque le licencié est titulaire d'autorisations de détention pour des armes classées en 1 ère, et en 4ème, catégorie, le tir est pratiqué avec une arme de la lère catégorie. L'arme utilisée lors de la séance présente les mêmes caractéristiques que la ou les armes détenues.
  • 2.4. La séance de tir sera effectuée dans un stand déclaré (décret du 3/09/93), sous le contrôle du Président du club ou d'une personne désignée par lui (de préférence parmi les arbitres, brevetés d'Etat ou fédéraux, animateurs, initiateurs, etc.). La liste des personnes habilitées à valider les séances de tir sera portée à la connaissance des tireurs par voie d'affichage dans le stand.
  • 2.5. Modalités de tir Tir sur cibles papier, cibles métalliques ou plateaux : un tir de 40 coups minimum sera effectué sur les cibles correspondantes sous le contrôle de la personne habilitée. Une fois le tir effectué, le responsable du contrôle valide le carnet de tir en y apposant son nom, sa signature, la date, le cachet du club et remplit le registre journalier. Ce registre, indiquant les nom, prénom et domicile de toute personne participant à une séance contrôlée de pratique du tir, demeure en permanence sur le stand et doit pouvoir être présenté à toute réquisition des autorités compétentes.
  • 2.6. Toute participation à un championnat ou à une compétition officielle organisée sous le contrôle de la FFTir peut donner lieu à validation du carnet de tir, sous réserve de remplir les conditions définies au paragraphe 2.3.




GLOSSAIRE



Action
Avec les revolvers, le tir peut avoir lieu en simple action ou en double action. En simple action, le tireur effectue deux manoeuvres; il arme le chien manuellement puis il appuie sur la détente pour provoquer le départ du coup de feu . En double action, le tireur effectue une seule manoeuvre. La pression sur la détente fait à la fois tourner le barillet, arme le chien (ou le marteau selon l’arme) et rabat celui-ci pour percuter la cartouche et provoquer le départ du coup de feu. Le tir en simple action est également possible avec certains pistolets semi-automatiques. Le tir en simple action est plus dangereux que le tir en double action car en simple action le poids à exercer sur la détente est moins fort (1 ,5 kg au lieu de 5,5 kg en double action); c’est la raison pour laquelle il est prescrit aux policiers en service de n’utiliser leur revolver qu’en double action.

Âme
Partie intérieure du canon d’une arme à feu par laquelle passent la balle ou les projectiles tirés par l’arme. L’âme est rayée si elle comporte des rayures hélicoïdales qui ont pour effet d’imprimer un mouvement de rotation au projectile afin de le stabiliser sur sa trajectoire. Il s’agit donc d'améliorer la précision du tir. La profondeur des rayures est fonction du type de munitions et elle varie selon les fabricants. Toutes les armes de guerre modernes ont un canon rayé, de même que les armes de poing de défense ou de tir, les armes d’épaule de tir ou les armes de chasse au gros gibier (tir à balle). Si l’âme est lisse les projectiles (plombs) ne sont soumis qu’à la force des gaz propulseurs; il sortent donc en gerbe. Certaines armes à canon lisse sont dotées d’une rayure dispersante ou d’un boyaudage ce qui a pour effet de provoquer une meilleure dispersion des plombs; l’effet de la rayure dispersante ou du boyaudage est donc différent de celui des rayures de canon rayé. Les armes à canon lisse tirent principalement des cartouches contenant des plombs; il s’agit notamment des fusils de chasse pour le petit ou le moyen gibier (calibres de chasse 4 à 28) et des carabines de très petit calibre (12 mm, 14 mm et 410 Magnum) dites de jardin. Certaines armes de guerre anciennes sont aussi à canon lisse.

Amorce
L’amorce est placée dans le culot de la cartouche, soit au centre (percussion centrale) soit dans le bourrelet entourant le culot (percussion annulaire). Elle contient un produit détonant qui sous le choc du percuteur de l’arme produit de la chaleur qui met le feu à la poudre contenue dans la cartouche. La poudre enflammée produit une grande quantité de gaz qui par leur pression poussent le ou les projectiles en avant dans le canon.

Annonce
C'est pouvoir dire où se situe l'impact sur la cible en fonction de l'analyse du tir au moment du départ du coup (position des organes de visée par rapport au visuel, qualité du lâcher,...).

Arme
Objet tirant un projectile ou projetant des gaz qui développe une énergie égale ou supérieure à 2 joules (article 2-C- du décret du 6 mai 1995).

Arme à feu
Arme qui utilise la poudre (substance explosive) pour propulser un ou plusieurs projectiles.

Arme à gaz ou air comprimé
Arme qui n’utilise pas la poudre mais l’air comprimé ou un autre gaz pour propulser un projectile ou plusieurs projectiles.

Arme de poing
Une arme qui se tient par une poignée pistolet et ne peut pas être épaulée. La longueur de référence d’une arme de poing se mesure hors tout (art. 1er décret du 6 mai 1995).On distingue les revolvers et les pistolets.

Arme d’épaule
Une arme que l’on épaule pour tirer. La longueur hors tout d’une arme d’épaule à crosse amovible ou repliable se mesure sans la crosse ou la crosse repliée.(art. 1Ør décret du 8 mai 1995). En langage militaire, on distingue les fusils (destinés à l’infanterie), les carabines (cavalerie) et les mousquetons (artillerie). En langage civil, en règle générale, on parle de fusil si c’est une arme d’épaule à canon lisse et de carabine si c’est une arme d’épaule à canon rayé (mais il existe des carabines de très petit calibre à canon lisse —carabines de jardin- et des fusils de guerre à canon rayé).

Arme automatique
Arme qui, après chaque coup tiré, se recharge automatiquement et qui peut, par une seule pression sur la détente, lâcher une rafale de plusieurs coups. Ex: pistolets mitrailleurs, fusils mitrailleurs, pistolets automatiques. Attention: l’arme est automatique si elle tire par rafale.

Arme semi-automatique
Arme qui, après chaque coup tiré, se recharge automatiquement et qui ne peut, par une seule pression sur la détente, lâcher plus d’un seul coup. (art.1er décret du 6 mai 1995) L’éjection de la douille de la cartouche tirée et la réintroduction d’une nouvelle cartouche dans la chambre de tir sont assurées automatiquement par la culasse comme pour une arme automatique mais le tir est au coup par coup (et non par rafale).Ex: pistolets, fusils, carabines semi-automatiques. ~Attentjon: souvent dans les ouvrages, les pistolets semi-automatiques sont appelés «automatiques » par leurs auteurs alors que ces armes ne tirent pas par rafale et qu’elles ne sont donc pas des armes automatiques au sens de la réglementation. La différence de langage tient au fait que la réglementation est fondée sur la terminologie militaire et sur non la terminologie civile.

Arme à répétition
Arme qui, après chaque coup tiré, est rechargée manuellement par introduction dans le canon d’une cartouche prélevée dans un magasin et transportée à l’aide d’un mécanisme. (art 1er décret du 6 mai 1995) Ex: fusils de chasse au gros gibier, carabines de tir, certaines armes de guerre, fusils à pompe.

Arme à un coup
Arme sans magasin, qui est chargée avant chaque coup par introduction manuelle de la cartouche dans la chambre ou dans un logement prévu à cet effet à l’entrée du canon (art. 1er décret du 6 mai 1995).

Arme d’alarme
Arme à feu destinée par la percussIon de la cartouche à provoquer un effet sonore d’alarme, dont les caractéristiques excluent le tir ou la conversion pour le tir de tout projectile, notamment à balle ou à grenaille (art. 1er décret du 6 mai 1995).

Arme de starter
Arme à feu destinée par la percussion de la cartouche à provoquer un effet sonore pour marquer le moment de départ d’une action, dont les caractéristiques excluent le tir ou la conversion pour le tir de tout projectile, notamment à balle ou à grenaille (art. 1er décret du 6 mai 1995).

Arme de signalisation
Arme à feu destinée à tirer un dispositif pyrotechnique de signalisation, dont les caractéristiques excluent le tir ou la conversion pour le tir de tout autre projectile, notamment à balle ou à grenaille (art.1~ décret du 6 mai1995).

Arme blanche
Par nature, arme conçue pour percer, trancher, écraser, fracasser. La réglementation établit une distinction entre les armes blanches nommément désignées (celles citées expressément à l’article 2-6ème catégorie du décret du 6 mai 1995 et à l’article 12 de l’arrêté du 11septembre 1995) et les armes blanches non nommément désignées. Ces dernières sont, selon la définition du décret, tous objets susceptibles de constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique.

Automatique
Dans le langage populaire désigne les pistolets, ce qui est erroné. Les pistolets avec chargeur sont des pistolets semi-automatiques. Une arme automatique tire par rafales. ces dernières sont interdites en tir sportif.

Armurier
Toute personne physique ou morale dont l’activité professionnelle consiste en tout ou partie dans la fabrication, le commerce, l’échange, la location, la réparation ou la transformation d’armes à feu (art. 1er décret du 6 mai 1995).

Balle
Projectile unique d’une cartouche destinée au tir ou à la chasse au gros gibier. La balle est généralement constituée par un noyau en plomb. Elle peut être chemisée totalement ou partiellement (blindée/semi-blindée), avoir un bout plat, arrondi, en forme d’ogive, être à pointe creuse, explosive (contenant une charge explosant lors de l’impact), incendiaire (contenant un mélange chimique s’enflammant au contact de l’air ou lors de l’impact) etc.... Le poids de la balle est te plus souvent cité en grains (1 grain = 0,0648 grammes; 15 grains 1 gramme).

Banc d’épreuve
En application du décret du 12 janvier 1960, toute arme portative fabriquée, transformée ou introduite en France doit être soumise au banc d’épreuve officiel français afin d’éprouver sa résistance (à l’exception des armes éprouvées officiellement dans les autres pays adhérents à la convention internationale de reconnaissance réciproque de poinçons d’épreuves signée à Bruxelles en 1969 et ratifiée par la France en 1971). Le banc d’épreuve officiel français est à Saint-Etienne (42). Celui-ci est également chargé de la neutralisation des armes à feu en application de l’arrêté du 7 septembre 1995.

Barillet
Magasin cylindrique des revolvers qui, lorsqu’il est actionné, tourne sur un axe parallèle au canon et place successivement les cartouches, placées dans les alvéoles ou chambres du barillet, en position de percussion. ~ Certaines carabines sont à barillet .(elles sont ciassées en 4ème catégorie-paragraphe 2 du 1 de la 4éme)

Boîte de culasse
Partie de l’arme qui contient la culasse mobile.

Bouche
Ouverture à l’extrémité avant d’un canon d’où sort le ou les projectiles. Certaines armes anciennes se chargeaient par la bouche (c’est aussi le cas de certaines répliques ou d’armes modernes reprenant des modes anciens de fonctionnement).

Bourges (établissement public)
Etablissement situé à Bourges et dépendant du ministre de la défense. Il est chargé de procéder à l’expertise de certaines armes importées (en vue du classement en 8ème catégorie), de définir les procédures techniques à mettre en oeuvre pour la neutralisation d’armes (la neutralisation est effectuée par le banc d’épreuve de Saint-Etienne) et de contrôler les transformations des armes des particuliers (arrêté du 19novembre 1999).

Bourre
Disque en papier ou en plastique servant à séparer la poudre des plombs dans une cartouche de chasse afin d’empêcher que les gaz provoqués par le coup de feu ne passent en avant des projectiles.

Bourrelet
Renflement circulaire du culot de la douille donnant prise à l’extracteur ou àl’éjecteur.

Boyaudage (ou rayure dispersante)
Rayure faite dans un canon lisse afin de provoquer une bonne dispersion des plombs (voir Âme).

Bretelle
Accessoire utilisé en tir à la carabine dans certaines disciplines. Elle consolide efficacement le triangle arme / bras / avant-bras du tireur.

Busc
Partie supérieure de la crosse des carabines et des poignées des revolvers ou pistolets.

Cache-flamme
Dispositif rattaché à la bouche pour refroidir les gaz et empêcher ou réduire la lueur de départ (armes de guerre).

Cale main:
Accessoire utilisé en tir à la carabine. Fixé sur le fût, il évite à la main du tireur de changer de position et relie la bretelle à l'arme.

Calibre
C’est le diamètre intérieur du canon. La calibre détermine les munitions utilisées dans l’arme (on fait, c’est l’arme qui est conçue pour tirer telle cartouche ou tel projectile). Le calibre est mesuré différemment selon qu’il s’agit d’un arme à canon rayé ou d’une arme à canon lisse. - Pour une arme à canon rayé, le calibre est le diamètre de l’âme du canon. Cette définition est simple et pourtant il est parfois difficile de s’y retrouver dans les calibres. Tout d’abord parce que le calibre est exprimé en millimètres si c’est un callbre européen et en centièmes ou millièmes de pouce si c’est un calibre anglo-saxon. Ex: le calibre 9 mm Flobert est un calibre européen. Le calibre .22 LR est un calibre anglo-saxon (soit 0,22 pouce) qui correspond à un diamètre de 5,58 mm. Ensuite parœ qu’il y a 1100 calibres recensés officiellement dont 300 environ sont manufacturés (une convention internationale signée à Bruxelles en 1989 définit les munitions répertoriées; mais seuls 12 Etats l’ont ratifiée (dont la France; les USA n’y sont pas partie). Enfin parce que l’appellation commerciale du calibre peut varier selon le fabricant. Par exemple, les cartouches 38 Special et 357 Magnum pour revolvers ont le même diamètre, soit 9mm; mais la cartouche 357 Magnum a un étui plus long de 2,5mm ce qui la rend plus puissante que la 38 Special (elles sont toutes deux en 4ème catégorie). Outre le diamètre, exprimé en millimètres ou en pouces, le fabricant ajoute parfois à l’appellation d’autres mentions qui peuvent être: - le nom de l’arme pour laquelle la cartouche est destinée

Canon
Partie de l’arme qui guide le projectile. L’intérieur du canon est rayé ou lisse (voir âme) -- L’arme peut avoir un seul canon (ex: pistolet, fusil à pompe, en général les armes d’épaule à canon rayé etc..) ou plusieurs canons. (ex : le fusil de chasse: ---mixte = un canon rayé et un canon lisse --- drilling= deux canons lisses et un canon rayé ou deux canons rayés et un canon lisse---express= deux canons rayés --- vierling = quatre canons lisse et un rayé). Quand il y a plusieurs canons, ceux-ci sont soit juxtaposés soit superposés. Le canon d’un fusil de chasse classique à un coup est basculant: le canon est lié à la crosse par un axe autour duquel Il pivote; pour charger ou décharger l’arme, il faut déverouiller le canon et le basculer vers l’avant.

Carabine
(voir arme d’épaule)

Carcasse
Partie de l’arme qui supporte le canon et l’ensemble des pièces constitutives de l’arme.

Cartouche
Une cartouche est composée d’un étui (ou douille), d’une amorce, d’une charge de poudre et d’un projectile. Une cartouche est à percussion annulaire ou à percussion centrale. Selon l’usage de l’arme (tir, chasse) la cartouche a un projectile (balle ou ogive ) ou plusieurs projectiles sphériques (grenaille, plomb, chevrotine). La cartouche à blanc n’a pas de projectile; elle a une amorce et de la poudre. Elle sert à provoquer un effet sonore (arme de starter ou d’alarme) La cartouche inerte n’a pas de poudre et pas d’amorce; elle a un projectile (usage au cinéma ou autre spectacle). Une cartouche à broche est une cartouche dont la percussion s’opère sur une petite tige métallique qui dépasse du culot de la cartouche (système ancien de percussion). La cartouche est à bourrelet si la base de l’étui comporte un bourrelet. La cartouche à gorge facilite l’accrochage de l’extracteur ce qui aide à l’extraction de la cartouche et limite le risque d’enrayage de l’arme (pour les armes de guerre modernes).

CIP (Commission Internationale Permanente)
Créée par la convention internationale de Bruxelles (voir banc d’épreuve), la CIP élabore les règles de sécurité relatives aux armes et aux munitions. Elle fixe les contrôles de sécurité auxquels doivent être soumises les armes et les munitions (définition des calibres).et elle publie un tableau reproduisant les principaux poinçons d’épreuve des armes reconnus par les Etats parties à la convention.

Chambre
Partie arrière du canon où est placée la cartouche, en provenance du magasin ou du chargeur quand l'arme n’est pas à un coup, afin d’être prête à tirer. Dans les revolvers, il y a plusieurs chambres; ce sont les alvéoles du barillet qui reçoivent les cartouches.

Chargeur
Boîtier amovible contenant les cartouches grâce auquel celles-ci peuvent être insérées dans la chambre de l'arme (à la différence du chargeur, le magasin; qui a la même fonction, est fixe). Ex : chargeur de pistolet ou d’arme d’épaule semi-automatique; chargeur d’arme tirant par rafale (toutes les armes de guerre portables conçues depuis 1940 sont dotées d’un chargeur).

Chevrotine
Gros plombs. L’emploi de chevrotine d’un diamètre supérieur à 4 millimètres est interdit à la chasse (arrêté du 1er août 1986).

Chien
Pièce du mécanisme de mise à feu qui est propulsée par le ressort de percussion. Le chien peut porter un percuteur (chien à percuteur) et, libéré, il provoque directement le départ du coup. Ou il vient frapper le marteau qui est intégré à la culasse ou à la carcasse. Le chien peut être apparent (ex sur les revolvers et sur certains pistolets (- Colt 45 ou carabines Winchester) ou interne.

Choke
Pièce amovible permettant de rétrécir le canon d’un fusil de chasse prés de la bouche afin de régulariser et de serrer le groupement des plombs à la sortie du canon pour augmenter la portée du fusil. Selon la valeur du rétrécissement, le canon est dit un quart, un demi , ou full(plein)-choke.

Cliquer
Déplacer la hausse pour régler le tir. Les vis de hausse comportent des " clics ", d'où l'expression usuelle des tireurs " cliquer ". Notons qu'il faut déplacer la hausse dans le sens où on veut déplacer le tir.

Cordon
Petit liseré séparant les zones de valeur des points.

Crosse
Partie de t’arme qui permet sa préhension. Le tireur peut l’adapter à sa morphologie. Pour une arme de poing, c’est la partie inférieure de la poignée, pour une arme d’épaule, c’est la partie qui s’appuie contre l’épaule.

Culasse
Pièce qui ferme la partie arrière du canon d’une arme à feu. La culasse peut être vissée dans le canon, elle peut aussi être fixe (arme à canon basculant) ou mobile. La culasse mobile qui comprend le percuteur et l’extracteur, permet d’introduire les cartouches et d’extraire les étuis vides. Par son mouvement arrière engendré par la poussée des gaz ou la manipulation du tireur, la culasse mobile extrait l’étui vide et réarme le chien. Dans son mouvement avant provoqué par le ressort récupérateur ou la manipulation du tireur, la culasse prélève une nouvelle cartouche dans le chargeur ou le magasin et elle l’introduit dans la chambre. Il existe plusieurs systèmes de culasse mobile: à verrou, à levier, à pompe.

Culot
Le culot d’une cartouche porte l’amorce. Il y a différent type de culot, à bourrelet, àgorge, à semi-bourrelet etc. Grâce à un ou deux trous appelés évents, le culot laisse passer la flamme de l’explosion de l’amorce. Il permet également l’extraction de l’étui hors de l’arme. Suivant le nombre d’évents, l’étui est de type boxer ou berdan.

Déflagration
Mode de décomposition d’une substance explosive selon un processus de combustion accéléré et engendrant un effet de poussée sur le milieu ambiant.

Derringer
Nom donné à un pistolet fabriqué aux USA qui a la particularité d’avoir deux canons superposés et d’être de très petite dimension (dit de poche) bien qu’étant de gros calibre.

Détente (queue de)
Pièce externe du mécanisme d’une arme de feu sur laquelle en exerçant une pression le tireur provoque, par le décrochage de la gâchette, le départ du coup de feu (l’expression populaire «appuyer sur la gâchette» fait une confusion puisque c’est sur la détente que le tireur appuie).

Détonation
Mode de décomposition, extrêmement brutal et ultra rapide d’une substance explosive et engendrant un effet de choc et de poussée sur le milieu ambiant.

Diabolos
Munitions de petit calibre utilisées pour le tir à air comprimé.

Double action
(voir Action)

Douille
Appelée aussi étui. Partie de la cartouche de forme cylindrique, tronconique ou en forme de bouteille qui contient la charge de poudre. Pour les carabines et les armes de poing, elle est habituellement en métal (laiton ou autre). Pour les fusils de chasse, elle est habituellement faite de carton ou de plastique avec un culot en métal. La douille est chargée quand elle contient une charge de poudre, amorcée quand elle a une amorce, chargée et amorcée quand elle a une amorce et une charge de poudre.

DriIling
(voir Fusil)

Ejecteur
Pièce provoquant l’expulsion de la cartouche ou de la douille. Sur certaines armes, c’est le percuteur qui fait office d’éjecteur.

Elément d’arme
Partie d’une arme essentielle à son fonctionnement (art. 1et décret du 6 mai 1995). Pour le décret de 1995 sont des éléments d’arme et sont donc classés et soumis au régime administratif prévu: pour les catégories 1, 4, 5 et 7, les mécanismes de fermeture, les chambres et les canons; auxquels s’ajoutent pour les catégories 1 et 4 les barillets et pour la catégorie 1 seulement les carcasses
Elément de munitlon Partie d’une munition telle que projectile, amorce, douille, douille amorcée, douille chargée, douille amorcée et chargée (art. 1er décret du 6 mai 1995). Pour le décret de 1995 sont des éléments de munition et sont donc classés et soumis au régime administratif prévu: pour les catégories 1, 4, 5 et 7, les douilles amorcées, douilles chargées, douilles amorcées et chargées, auxquels s’ajoutent pour les catégories 1 et 4 les douilles et pour la catégorie 1 seulement les projectiles.

Épaulé
Action qui consiste pour un carabinier à placer la plaque de couche de son arme contre son épaule ou son bras pour commencer sa mise en position et l'action de viser - tirer.

Etui
(voir douille)

Event
(voir culot)

Express
(voir canon)

Extracteur
Pièce qui accroche la cartouche par la gorge ou le bourrelet de l’étui et qui permet de l’extraire de la chambre.

Fléche
Hauteur maximum atteinte par la balle sur sa trajectoire.

Frein de bouche (ou compensateur)
Dispositif rattaché à la bouche d’une arme à feu pour diminuer le recul de l’arme lors du coup de feu.

Fusil
(voir arme d’épaule)

Fût
Partie inférieure de la crosse en avant du pontet.

Gâchette
Pièce interne d’une arme à feu qui immobilise le percuteur et qui, actionnée par une pression sur la queue de détente, fait partir le coup de feu.

Grenaille
Petits projectiles sphériques en limaille de fer contenus dans les cartouches de chasse; ce terme désigne aussi les plombs utilisés dans certains armes à air comprimé.

Groupement
La notion de groupement correspond à un nombre d'impacts situés au même endroit dans une cible

Guidon
Elément de la visée qui, avec la hausse, détermine la ligne de mire. Il est situé àl’extrémité avant du canon, au dessus de la bouche. Fixe le plus souvent, il peut être mobile sur certaines armes anciennes.

Hammerless
Se dit des armes dépourvues d’un chien extérieur (de l’anglais «sans marteau»).

Hausse
Elément de la visée, qui avec le guidon, détermine la ligne de mire. Elle est située àl’arrière du canon. Elle est réglable en hauteur et latéralement pour permettre d’ajuster le tir.

Ignition
Mise à feu de la poudre.

Impact
Trou effectué par le projectile dans la cible.

Iris
Système se fixant sur la hausse. Il permet de régler le diamètre de l'ouverture et de positionner des écrans de couleur.

Lacher
Action du doigt sur la queue de détente qui a pour but de provoquer le départ du projectile.

Levier
L’arme est à levier si la culasse mobile est liée à un levier articulé sur le pontet. Le chargement et le déchargement de l’arme s’effectuent en manipulant le levier. Ce système est un des systèmes de fonctionnement des armes à répétition.

Ligne de mire
Ligne-droite allant du centre de la hausse au guidon .

Ligne de visée
Ligne théorique allant de l’oeil du tireur au point visé an passant par les instruments de visée.

Lunette de visée
Accessoire optique pouvant être monté sur une arme et permettant une meilleure précision du tir. Les lunettes de tir de nuit ou par conditions de visibilité réduite utilisant l’intensification de lumière, l’infra-rouge ou toute autre technique sont interdites aux particuliers (classées en 2éme catégorie); les autres lunettes de tir ne sont pas classées dans la réglementation des armes.

Magasin
Partie fixe de l’arme qui reçoit les cartouches (different du chargeur qui est amovible). Le magasin est tubulaire quand c’est un tube fixe placé sous le canon de l’amie (ex : fusil à pompe).

Marteau
Dans certaines armes à feu, pièce intégrée à la culasse et qui vient frapper le percuteur.

Munitions
Autrefois, terme générique qui désignait tout ce qui était indispensable àl’approvisionnement des armées. De nos jours, les munitions (grammaticalement munitions est toujours au pluriel) désignent tous les éléments destinés à des fins civiles ou militaires et mis on oeuvre à partir d’une arme à feu ou d’un vecteur (cartouches, projectiles, douilles, fusées etc..). Dans le langage courant (réglementation comprise), on utilise souvent le mot de munition, au singulier, pour parler de la cartouche.

Neutralisation
La neutralisation d’une arme a pour objet de rendre celle-ci inapte au tir de manière irréversible. La neutralisation d’une arme ne peut être effectuée que par le banc d’épreuve de Saint-Etienne qui utilise les procédés préalablement définis par le ministre de la défense (établissement technique de Bourges). Une arme neutralisée est classée en 8ème catégorie (chapitre Il de l’arrêté interministériel du 7 septembre 1995 fixant le régime des armes et des munitions historiques et de collection). Les armes de 1ère catégorie comme les mortiers, les canons ou les obusiers ne peuvent pas techniquement être neutralisées.

Pas de tir
Emplacement organisé face aux cibles comprenant l'ensemble des postes de tir

Percussion
Pour les armes modernes, le système de percussion est annulaire ou central (voir Amorce). La percussion centrale est le système utilisé pour la majorité des cartouches modernes. La percussion annulaire était utilisée pour les calibres anciens de guerre et elle l’est encore pour les cartouches de petit calibre comme le .22 long rifle (.22 LR, calibre à percussion annulaire le plus répandu dont le diamètre est de 5,6mm), le .22 court, le 22 Long, le 9 mm Flobert ou le 4 mm annulaire etc.. (les munitions à percussion annulaire sont toutes classées en 7ème catégorie- art. 14 de l'arrêté du 11 sept 1995)-

Percuteur
Pièce métallique qui sert à frapper l’amorce de la cartouche pour provoquer la mise à feu. Dans un revolver le percuteur est presque toujours solidaire du chien (chien àpercuteur); dans un pistolet ou une carabine, il est intégré à la culasse.

Pistolet
Arme de poing. Le pistolet peut être à un coup ou semi-automatique. S’il est semi¬automatique, il a un chargeur qui se glisse dans la crosse (la capacité du chargeur peut selon les cas aller jusqu’à 20 cartouches).

Platine
C’est l’ensemble du système permettant la mise à feu de l’arme; elle comprend la détente.

Plaque de couche
Partie arrière fixe ou mobile de la crosse des carabines et fusils qui se place contre l’épaule ou le bras. Elle est réglable ce qui permet au tireur de l’adapter à sa position.

Plombs
Projectiles sphériques utilisés avec des fusils de chasse et avec certaines armes à air comprimé. L’emploi de plombs de chasse d’un diamètre supérieur à 4 millimètres est interdit à la chasse (arrêté du jer aotlt 1986). Les gros plombs sont appelés chevrotines.

Poignée pistolet
Pour une arme de poing, partie par laquelle le tireur tient l’arme. Pour une arme d’épaule, partie de la crosse située près du pontet et permettant la prise en main.

Poinçon d’épreuve
Les armes ayant subi avec succès les épreuves de résistance sont révêtues des poinçons apposés sur les pièces principales (canon-culasse-carcasse). En France, c’est le banc d’épreuve de Saint-Etienne qui en est chargé. La France reconnaît également les poinçons des pays membres de la CIP.

Point moyen
Milieu d'un groupement d'impacts. On se réfère au point moyen pour régler son tir par déplacement de la hausse.

Pompe
Système de fonctionnement dans lequel la culasse mobile est liée à un garde-main placé sous le canon et qui entoure le magasin tubulaire (en forme de tube). Lorsque l’on tire le garde-main vers l’arrière, la culasse se déverouille et recule, l’étui de la cartouche tiré est extrait de l’arme, le percuteur ou le chien est armé. En ramenant le garde-main vers l’avant la culasse pousse une cartouche dans la chambre. L’arme est alors prête à tirer. Ce système est l’un des systèmes de fonctionnement utilisé pour les armes à répétition (ex : fusil à pompe).

Pontet
Partie métallique en arceau protégeant la queue de détente.

Portée
Distance maximale possible du parcours d'un projectile.

Poudre
Substance explosive dont le régime normal de décomposition est la déflagration. La poudre est utilisée pour la propulsion du projectile ou des projectiles de la cartouche. A l’origine des armes à feu, la poudre était de la poudre noire (composée de sa!pétre, de charbon et de soufre). Çette poudre encore utiIisée de nos jours pour des répliques ou copies d’armes anciennes, dégage une fumée importante et ne provoque pas une pression puissante. La poudre sans fumée a été inventée au XIX siècle et elle a été adoptée en France par l’armée pour le chargement des munitions du fusil Lebel en 1886. Cette poudre moderne (il y en a de plusieurs sortes), utilisée très majoritairement maintenant est sans fumée et elle provoque une pression plus puissante.

Prise en main
Manière de prendre l'arme. La prise en main doit être reproduite de façon identique, tir après tir, pour éviter des écarts importants en cible.

Projectile
Partie de la cartouche qui est projetée en vue d’atteindre la cible. Il peut s’agir d’un projectile (balle ou ogive) ou de plusieurs (plombs, grenaille, chevrotines).

Rayure
(voir âme)

Recul
Mouvement arrière d’une arme au départ du coup de feu.

Rechargement des munitions
Action de recomposer une munition à partir des éléments de base qui la composent : étui, amorce, poudre, balle. Dans certaines disciplines le rechargement est conseillé afin d'obtenir le meilleur couple arme-munition.

Reglage
Déplacement de la hausse dans le sens ou l'on veut faire porter son tir. Voir cliquer.

Revolver
Arme de poing dont le magasin est un cylindre qui tourne (barillet) selon un axe parallèle au canon. Le barillet comporte un certain nombre de chambres (jusqu’à 6) dans lesquelles sont placées les cartouches. Le barillet peut être basculant ou fixe.
Silencieux
Appareil qui se fixe sur la bouche du canon d’une arme à feu pour amortir le bruit de la détonation. Les silencieux ne sont pas des éléments d’arme au sens de la réglementation; ils ne sont donc pas classés. L’usage de silencieux est interdit à la chasse et pour la destruction des animaux nuisibles (art. 2 de l’arrêté du 1er août 1986).

Silex
Une arme à silex est une arme à rechargement par la bouche (ou dans certains cas par la culasse) fonctionnant avec une platine à silex (armes anciennes). La platine à silex est un mécanisme de mise a feu ancien dans lequel le choc du silex produit des étincelles pour mettre le feu à la poudre.

Simple action
(voir Action)

Trajectoire
Courbe décrite par une projectile dans son déplacement dans l'espace.

Tir précis
Ensemble d'impacts très groupés situé n'importe où dans la cible.

Tir juste
Ensemble de coups groupés situé au centre de la cible. Pour obtenir un tir juste, après avoir effectué un tir précis, on fait intervenir le réglage.

Transformation
Pour la réglementation (arrêté du 11 septembre 1995), transformer une arme c’est procéder à des modifications techniques qui, après contrôle, permettent de déclasser une arme qui était classée en 1ère ou en 4ème catégorie en arme de 5éme ou de 7ème catégorie (ex : réduction définitive de la contenance du magasin pour limiter la capacité de l’arme à un coup). La transformation doit donc être irréversible. Elle peut être effectuée par un armurier habilité pour le commerce de 1ère ou de 4ème catégorie; mais pour être valable réglementairement, la transformation doit ensuite être contrôlée et certifiée par l'établissement technique de Bourges (à l’exception des entreprises titulaires ponctuellement d'agréments du ministre de la défense); l’arme transformée doit aussi repasser au banc d'épreuve.

Verrou
Une arme à verrou a une culasse mobile ayant la forme d’un cylindre muni d’un levier: -Le chargement et le déchargement de l’arme s’effectuent en manipulant ce levier. Ce système est un des systèmes de fonctionnement des armes à un coup et des armes à répétition.

Vierling
(voir canon)

Visuel
Partie centrale noire de certaines cibles.

Wad-cutter
Type de projectile entièrement en plomb qui découpe dans le papier ou le carton des cibles des impacts d'une netteté parfaite comme le ferait un emporte-pièce. Traduction littérale : wad-cutter = bourre coupante

Zone
Surface délimitant la valeur de l’impact dans la cible (10, 9, 8, etc.)









DIVERS